Environnement de travail neuroinclusif
L’environnement de travail est celui de vos employé·es au quotidien. Il s’agit de leur environnement physique, social et cognitif. Un environnement de travail neuroinclusif tient compte des sept (7) principes du design universel qui favorisent le bien-être et le sentiment d’efficacité (Thomas, 2024). Voici une liste des éléments à évaluer au sein de votre organisation :
- Équité : est-ce que l’environnement de travail est accessible et nécessite le moins d’adaptations possible, dans le respect des attentes et des conditions de travail ?
- Flexibilité : est-ce que l’environnement de travail permet de faire des ajustements selon les préférences des employé·es (organisation du travail, participation, horaire, réunions, travail d’équipe, évaluation du rendement, etc.)?
- Simplicité : est-ce que l’environnement de travail est intuitif en favorisant la clarté, la concision et la convivialité dans le travail à effectuer et dans les interactions interpersonnelles?
- Perceptibilité : est-ce que l’environnement de travail favorise une communication neuroinclusive (adaptée aux 5 sens)?
- Tolérance à l’erreur : est-ce que l’environnement de travail permet d’instaurer une culture d’apprentissage et de « droit à l’erreur » soutenue par la rétroaction et la formation continue?
- Effort physique minimal : est-ce que l’environnement de travail permet de réduire la surcharge physique, cognitive et sociale?
- Espace physique universel : est-ce que l’environnement de travail répond aux besoins variés des personnes (poste de travail, technologie, outils, etc. )?
Questions de réflexion pour les gestionnaires
- Notre environnement de travail respecte-t-il les principes du design universel?
- Quelles sont les demandes les plus récurrentes de mes employé·es en lien avec des ajustements ou des modifications de leur environnement de travail?
- À quel principe du design universel se rapportent leurs demandes?
Quelques pistes d’action collectives
- Partez du besoin de l’employé·e et, pour y répondre, modulez les solutions selon votre marge de manoeuvre administrative et financière.
- Reconnaissez la différence entre la « justice distributive » (c’est-à-dire offrir la même chose à tout de monde) et la « justice sociale » (offrir différentes solutions pour arriver au même objectif).
- Sondez vos employé·es sur les distractions physiques, cognitives et sociales qui se retrouvent dans leur environnement de travail pour améliorer leur bien-être et leur rendement.
- Offrez des solutions peu coûteuses utiles à tout le monde : distribuer des bouchons d’oreille, installer des gradateurs de lumière, accepter le port de lunettes de soleil, etc.
- Créez des espaces calmes pour travailler seul ou instaurez un « code social » qui peut être utilisé pour annoncer qu’on a besoin de se concentrer.
- Misez sur la modification universelle de l’environnement de travail au lieu des mesures d’adaptation.
- Analysez les obstacles au rendement et au bien-être de vos employé·es en lien avec les principes du design universel.
- Créez un plan d’action à court, moyen et long terme pour retirer, réduire ou repenser les obstacles à un environnement de travail neuroinclusif.
- Adaptez vos PPD pour tenir compte du design universel.